« Le Bureau politique de LA CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE, qui est un des membres fondateurs de FKNG, a examiné le 12 février 2012 les textes fondateurs des assises anti-colonialistes organisées par un certain nombre d'organisations politiques . Elle constate son total désaccord avec les principes et les orientations adoptés par cet ensemble de formations politiques dans au moins deux domaines :
Nous déplorons tout d'abord l'absence du terme nation qui constitue un de nos référents fondamentaux . La nation pour nous n'a rien à voir avec le concept et la pratique politique européenne qui l'a dévoyée .La nation est pour nous un ensemble de personnes vivant sur un territoire et partageant indépendamment de leur ethnie , de leur race et de leur religion , des valeurs construites en Guadeloupe comme principalement , le droit de tout peuple ou de toute population de choisir son type d'organisation politique et et administrative , le respect scrupuleux de la liberté , de la solidarité , le droit de vote pour tous , la recherche systématique de l'égalité et de la dignité , la probité , le refus de l'exploitation, la promotion de la diversité, et l'adhésion au droit international. La souveraineté nationale qui en résulte permet que tous les guadeloupéens , c'est à dire ceux qui sont déjà morts , ceux qui vivent encore et ceux qui vont venir sont indéfectiblement liés . La nation enfin est le garant des intérêts de ses membres et combat tout ce qui entrave l'épanouissement des valeurs communes notamment, le capitalisme et le colonialisme.
Nous déplorons aussi l'objectif politique final qui jamais ne parle d'indépendance ou de souveraineté de peur de paniquer les guadeloupéens qui seraient dans l'ensemble hostiles .Nous ne considérons pas ce texte comme un compromis mais comme un formidable recul qui risque si on n'y fait pas attention de marginaliser pendant de nombreuses années encore un droit qui fait parti des droits de l'homme et qui est reconnu par le droit international . Pour notre part , nous continuerons à militer , rassembler et convaincre autour de la nécessaire souveraineté politique , économique , financière , sociale et culturelle de notre pays , seule alternative à l'intégration et à l'assimilation. La politique est l'art de convaincre un peuple ou une population. Le temps dans ce domaine est notre plus grand allié .
Hostile aux élections françaises, mais ayant comme valeur l'exercice de la souveraineté par le peuple, nous demandons aux autorités françaises qui se sont emparées de notre pouvoir, d'organiser le plus vite possible le ou les référendums qui vont permettre à notre population d'exercer en toute liberté leur droit de choisir régulièrement leur système politique et administratif .Nous informons la communauté internationale de cette demande et nous publierons dans les jours qui viennent le programme de gouvernement que nous comptons mettre en place si les guadeloupéens régulièrement consultés nous en donnent l'autorisation ».
