COMUNIQUE DE PRESSE DU 24 JUIN 2009
LA CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE a examiné avec beaucoup d'attention la composition du nouveau gouvernement français qui aura dorénavant la charge de gouverner et d'administrer notre pays et les décisions prises par le conseil des ministres, notamment le décret relevant à compter du premier juillet le SMIC :
Elle prend acte de la nomination d'un nouveau gouvernement et avertit que si la désignation d'une guadeloupéenne est une opération de démagogie elle ne manquera pas avec ses alliés de le dire et d'en tirer toutes les conclusions ;
Rappelle au nouveau gouvernement son impérieuse obligation de respecter les engagements pris par l'ancien gouvernement au nom de la France en signant un protocole d'accord de suspension de conflit qui est un programme de gouvernement mettant en place une cogestion de la Guadeloupe ;
Rappelle que beaucoup de dispositions du protocole n'ont pas été respectées par le précédent gouvernement comme les salaires, l'accompagnement social des entreprises pour les 200 euros d'augmentation ,le renforcement de l'assistance sociale , l'interdiction de poursuites judiciaires opérées par le gouvernement et ses procureurs de la république et surtout l'ouverture de négociations sur des problèmes structurels qui avaient été renvoyées à plus tard après l'adoption des mesures immédiates ;
Demeure inquiet s'agissant du dispositif relevant le SMIC dont la procédure s'agissant de la Guadeloupe est contraire au droit international de la négociation collective car les organisations syndicales guadeloupéennes qui représentent les salariés guadeloupéens n'ont pas été consultées.Les experts n'ont pas examiné la situation de la Guadeloupe qui est un pays économiquement différent de la France. Les critères utilisés pour son relévement sont différents en Guadeloupe ce qui constitue une perte de pouvoir d'achat qui ne fera qu'accroitre l'exclusion de beaucoup de nos compatriotes ( inflation négative en France et 0,8% en Guadeloupe ; 2,5% d'augmentation du salaire ouvrier en France contre 4% en Guadeloupe).Elle réitère son attachement à un SMIC guadeloupéen d'un montant de 1800 euros brut;
Demande enfin à ce nouveau gouvernement d'appliquer dans notre pays le droit international de la décolonisation en réinscrivant notre pays sur la liste des pays dépendants tenue par les Nations unies comme la Nouvelle Calédonie et d'engager les opérations judiciaires afin que les crimes de génocide de 1802 , 1952, 1967 et la destruction des amérindiens soient enfin punies.
