COMMUNIQUE DE PRESSE DU 17 MARS 2009
LA CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE a lu avec attention le projet de loi du gouvernement sur le développement économique des outre mers adopté par le Sénat français en première lecture à la quasi unanimité ,
Dénonce la procédure utilisée par les autorités françaises pour tenter de doter la Guadeloupe d'une politique économique et sociale parce qu'elle est contradictoire avec ses promesses de responsabilité guadeloupéenne déclamée régulièrement et contraire à la volonté des guadeloupéens d'administrer leurs affaires afin de construire un pays performant et exemplaire ;
Dénonce un projet vide et conservateur qui ne fait qu'appliquer des recettes éculées d'exonérations de charges sociales et d'impôts pour ouvrir la voie à un véritable développement économique efficient et solidaire et refuse de prendre en compte la volonté des guadeloupéens exprimée dans la plateforme du LKP tout en affirmant ce qui est faux que la Guadeloupe chère à la France ;
Dénonce les mesures de centralisation que comporte le projet avec notamment des pouvoirs accrus alloués à l'IEDOM pour suivre et contrôler l'économie alors que les guadeloupéens souhaitaient la création d'un bureau d'études ouvrières détenant des prérogatives de puissance publique ;
Dénonce le caractère démagogique d'un dispositif notamment dans le titre réservé à la continuité territoriale dont l'essentiel consiste à distribuer des billets d'avions vers la France aux guadeloupéens ce qui appauvrira notre économie qui a besoin d'un fort pouvoir d'achat en permanence ;
Demande que le projet adopté par le Sénat soit totalement réécrit par les collectivités guadeloupéennes après une large consultation des acteurs de notre pays et prenne en compte les volontés exprimées dans la plateforme LKP;
Demande que les autorités françaises respectent enfin le droit international ( article 73 de la charte des Nations unies ) et confie par habilitation aux guadeloupéens la mission de légiférer et et de réglementer notamment dans les domaines économique, social et culturel afin qu'ils puissent appliquer leur volonté, toute leur volonté .
POUR LE COMITE DIRECTEUR JEAN PAUL ELUTHER
