COMMUNIQUE DU 23 MAI 2008
LA CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE , suite à la visite d'YVES JEGO ministre de l'outre mer ,
1) Demande la suppression du ministère de l'outre mer, centralisateur et inefficace, et son remplacement par un conseil national des pays insulaires composé de représentants de l'outre mer et qui sera consulté sur toutes les affaires qui intéressent chacun de nos pays.
2) Dénonce les lenteurs du Gouvernement qui un an après sa nomination n'a toujours pas fait adopter ses orientations pour notre pays la loi en préparation étant une déclaration de politique générale alors que les défis , les contraintes et les risques se multiplient.
3) Rejette les propositions du Gouvernement qui ne sont pas insérées dans une stratégie cohérente et autonome fruit d'une franche discussion avec tous les acteurs. Ces incohérences s'illustrent plus particulièrement dans le domaine de la fiscalité .Alors que notre pays a besoin d'une nouvelle fiscalité équitable qui dope sa croissance , favorise le capital guadeloupéen et dont le produit permet le financement de nos dépenses publiques , le Gouvernement souhaite simplement adapter la législation française et modifier la défiscalisation . Dans le passé es mesures fiscales n'ont rien donné de saillant .Au contraire elles ont favorisé la dépendance économique et financière.
4) Dénonce le comportement de LUREL, GILLOT et de LEUR MAJORITE SOCIALISTE ET CONSERVATRICE qui socialisés dans la culture de la tutelle et de la domination refusent d'utiliser leurs pouvoirs constitutionnels pour proposer au gouvernement et au parlement français une stratégie de développement économique et sociale après concertation et discussion avec toutes les forces politiques, sociales et économiques de notre pays .
5) Propose une politique nouvelle qui rompt avec les pratiques et orientations du passé fondée sur direction par les guadeloupéens du gouvernement et de l'administration de leur pays; le choix d'instruments pour une croissance et un développement économique au service des guadeloupéens et contrôlé par le capital guadeloupéen; la création d'une de participation favorisant l'intervention des syndicats dans toutes les entreprises ; l'organisation d'une réelle solidarité entre tous les guadeloupéens ; la fin de toutes les procédures d'assimilation et la promotion et la défense de l'identité de notre pays.
