Les
Chefs d'État et de Gouvernement des États, Pays et Territoires de
l'Association des États de la Caraïbe (AEC), réunis à Pétion
Ville, Haïti, le 26 avril 2013 :
Fidèles
aux principes et aux objectifs définis dans la Convention créant
l'AEC ;
Réaffirmant
notre engagement à l'égard de la Déclaration de Principes et son
Plan d'action émanant du Premier Sommet historique des Chefs d'État
et/ou de Gouvernement de l'AEC, tenu à Port d'Espagne, République
de Trinité-et-Tobago, les 17 et 18 août 1995, et des priorités
identifiées en vue de promouvoir la coopération régionale et la
coordination entre les États Membres et Membres Associés de l'AEC ;
Réaffirmant
notre engagement à l'égard de la Déclaration du Deuxième Sommet
tenu à Santo Domingo, République Dominicaine, les 16 et 17 avril
1999, qui a analysé les progrès réalisés par l'AEC depuis Port
d'Espagne et Saint Domingue et défini les perspectives de la région
de la Caraïbe pour le XXIe siècle ;
Réaffirmant
notre engagement à l'égard de la Déclaration du Troisième Sommet
tenu sur l'île de Margarita, République Bolivarienne du Venezuela,
les 11 et 12 décembre 2001, qui a promu la consolidation d'une
identité caribéenne que permettrait le renforcement de l'AEC comme
forum de consultation, de concertation et de coopération;
Réaffirmant
notre engagement à l'égard de la Déclaration du Quatrième Sommet
tenu le 29 juillet 2005 dans la Ville de Panama, République du
Panama, reconnaissant le moment propice à la réflexion quant à
l'évolution de l'AEC, ses réalisations, ses défis et son avenir à
l'occasion de son Dixième anniversaire ;
Déclarons
que:
1. Nous
sommes réunis dans le but de ratifier la vision fondatrice de
l'Association, et de nous engager à consolider et revitaliser cette
dernière pour que nos efforts permettent la mise en oeuvre de
politiques, programmes et projets de coopération couronnés de
succès orientés vers le renforcement et l'unification de la Grande
Caraïbe.
2. Nous
sommes décidés à maintenir l'importance de notre Association en
tant qu'organe de consultation, de concertation et de coopération,
tout en soulignant la pertinence de son travail dans les domaines du
commerce, du tourisme durable, des transports et la réduction des
risques de catastrophe en vue de conserver sa place sur la scène
internationale actuelle marquée par le multilatéralisme et le
régionalisme.
3. Nous
reconnaissons que la diversité culturelle de la région de la
Caraïbe est une grande richesse, et de ce fait, nous nous engageons
à accroître nos efforts en faveur de la préservation de notre
identité culturelle, afin de protéger et de promouvoir ses
expressions, étant conscients que la culture, dans ses différentes
manifestations constitue une des bases fondamentales de la
coopération au sein de la Grande Caraïbe. A cet égard, nous
accueillons la tenue du Festival d'Art de la Caraïbe « CARIFESTA XI
» du 16 au 25 août 2013 en République du Suriname sur le thème «
Culture pour le développement, la célébration de notre diversité
et la promotion du rôle central de notre culture dans le
développement économique, social et humain ». Nous convenons que
cet événement est une opportunité pour l'expression et la
célébration de la grande richesse culturelle et de la diversité
dans la région de la Grande Caraïbe.
4. Nous
réitérons la volonté d'accomplir les mandats de nos Sommets
antérieurs et de travailler en vue de stimuler la coopération dans
les domaines du patrimoine culturel, de l'éducation, de la science
et de la technologie dans la Grande Caraïbe.
5. Nous
reconnaissons les réalisations de l'AEC ainsi que son esprit
d'entreprise. C'est pourquoi il importe de continuer à renforcer
l'Association dans sa capacité de réunir tous les pays et
territoires, en vue de la consolider au niveau régional et, dans ce
but, promouvoir l'utilisation de nouvelles technologies de
l'information.
6. Nous
réaffirmons le besoin d'avoir une stratégie qui permettrait aux
programmes et projets de l'Association de converger vers l'objectif
principal de produire des résultats tangibles ayant un impact net
sur le développement régional.
7. Nous
réitérons notre conviction que la démocratie, fondée sur la
participation populaire, le développement économique et social
équitable, le respect des droits de l'homme et des libertés
fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue
ou de religion, et le respect de la règle de droit - constitue le
principe essentiel qui est à la base de la gouvernance de nos États
et territoires.
8. Nous
réitérons notre soutien aux principes de la Charte des Nations
Unies, y compris, la souveraineté des nations, le respect de leur
intégrité territoriale et la non-ingérence dans leurs affaires
internes, et réitérons de même le droit de chaque peuple de
définir dans la paix, la stabilité et la justice son propre système
politique.
9. À
cet égard, nous réitérons notre appel au gouvernement des
États-Unis d'Amérique à mettre fin à l'application de la Loi
Helms-Burton, conformément aux 20 résolutions pertinentes,
approuvées par l'Assemblée générale des Nations Unies, sa plus
récente étant Ref. A/RES/67/4, novembre 2012, intitulée «Nécessité
de mettre fin à l'embargo économique, commercial et financier
imposé par les États-Unis d'Amérique contre Cuba - Rapport du
Secrétaire général (A/67/118)», et à en finir avec l'embargo
économique, commercial et financier à l'encontre de Cuba.
10. Nous
réaffirmons notre condamnation de tous les actes de terrorisme sous
toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, où qu'ils
soient commis, et quels qu'en soient les auteurs. Nous nous engageons
à continuer à renforcer la coopération entre les Etats, afin de
prévenir, réprimer et éliminer de manière efficace cette menace.
11. Nous
rejetons fermement les évaluations, listes et certifications
unilatérales, particulièrement celles faisant allusion au
terrorisme, au trafic de drogue, au trafic humain et autres de nature
similaire.
12. Nous
exprimons notre engagement envers Communauté d'États
latino-américains et caribéens (CELAC) créée en février 2010 sur
la Riviera Maya, Mexique, nous réaffirmons la vigueur des accords
adoptés dans la déclaration et le plan d'Action de Caracas, y
compris ses Statuts du 3 décembre 2011 dans le cadre du sommet de
fondation de la CELAC à Caracas, Venezuela et la déclaration du
premier sommet de la CELAC adoptée le 28 janvier 2013 à Santiago de
Chile.
13.
Nous reconnaissons l'engagement exprimé par les Chefs de
gouvernement de la CARICOM lors de leur 23e Réunion
intersessionnelle, tenue les 8 et 9 mars 2012 au Surinam, envers le
processus CELAC, et saluons les efforts de la CARICOM pour promouvoir
et faire avancer les initiatives d'intégration dans la région.
14.
Nous insistons aussi sur la reconnaissance de l'AEC par le conseil
des Relations extérieures et communautaires de la CARICOM (COFCOR,
selon son sigle en anglais) dans le cadre de sa 15e Réunion en mai
2012, où il s'est engagé à renforcer ses relations avec
l'Association et à poursuivre une collaboration proche et une
participation active.
15.
Nous reconnaissons les efforts d'intégration
déployés dans la région, comme la Communauté de la Caraïbe
(CARICOM), le Système d'Intégration d'Amérique Centrale (SICA),
l'Organisation de la Caraïbe Orientale (OECO), l'Alliance
Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique - Traité de
Commerce des Peuples (ALBA-TCP), le PETROCARIBE, le Projet
d'Intégration et de Développement Méso-américain et l'Alliance
du Pacifique, Union des nations sud-américaines (UNASUR) ainsi que
les autres schémas d'Intégration à fort contenu social, fondés
sur les principes de justice sociale, de complémentarité et de
coopération.
16.
Nous reconnaissons l'établissement de l'Union Economique de
l'Organisation des Etats la Caraïbe Orientale (OECS-EU) et
l'inauguration subséquente de l'Assemblée régionale de l'OECO, à
Antigua et Barbuda, au mois d'août 2012.
17.
Nous reconnaissons les efforts de soutien et de solidarité de la
communauté internationale envers Haïti, et nous l'incitons à
remplir les engagements pris en faveur des efforts de développement
et de reconstruction sociale et économique en accord avec les
intérêts et décisions du Gouvernement d'Haïti.
18.
Nous prenons note des résultats de la 24e Réunion
Intersessionnelle de la Conférence des Chefs d'Etat et de
Gouvernement de la Communauté de la Caraïbe (CARICOM) qui a eu lieu
les 18 et 19 février 2013 en Haïti.
19.
Nous rappelons notre engagement pour la préservation de la Mer des
Caraïbes en tant que patrimoine commun des peuples de la région et
considérons fondamentaux le maintien et la consolidation de la
Commission de la Mer des Caraïbes. Nous reconnaissons des
contributions dans ce sens de la part des États Membres de l'AEC,
notamment de la Barbade, pendant son mandat de présidente de ladite
Commission; et des Pays Observateurs et institutions qui ont
collaboré étroitement avec la Commission. Nous nous réjouissons du
soutien global et de la reconnaissance dont bénéficie la Commission
de la Mer des Caraïbes, et notamment la mention qui en a été faite
dans le Rapport de l'Équipe de haut niveau sur la Durabilité
mondiale de l'ONU au mois de janvier 2012.
20. Nous
réaffirmons l'importance de la Mer des Caraïbes en tant que
ressource pour le développement économique et le bien-être de nos
peuples, ainsi que celle de l'accord en vue de continuer à soutenir
les efforts de l'AEC pour développer et mettre en oeuvre les
initiatives régionales pour la protection et la préservation de ce
patrimoine.
21.
Nous reconnaissons que l'environnement international est enrichi par
un nombre croissant d'organismes régionaux et internationaux, qui
offrent de nouvelles possibilités pour ouvrir de nouveaux horizons
afin d'entamer des consultations et de gérer la coopération et le
financement. L'AEC doit profiter de cette conjoncture pour renforcer
ses relations avec ses homologues existants, et intensifier ses
efforts pour développer de nouvelles relations en vue d'accroître
la coopération. À cette fin nous encourageons le Secrétaire
Général à profiter pleinement de ces nouvelles possibilités à
travers la pleine exploitation des ressources du Secrétariat.
22. Nous
demandons la mise en oeuvre immédiate, par le Conseil des
Représentants Nationaux du Fonds Spécial, de l'accord 9/13 dérivé
de la XVIIIe Réunion Ordinaire du Conseil des Ministres de l'AEC
pour le renforcement des aspects institutionnels, budgétaires et
organisationnels du fonds spécial en vue de l'accomplissement de ses
objectifs.
23.
Nous reconnaissons la vulnérabilité des États Membres face aux
catastrophes et leur impact négatif sur les efforts destinés à
parvenir au développement durable. Il est donc convenu que la
meilleure voie pour faire face à cette vulnérabilité est
d'incorporer la gestion intégrée des risques à tous les niveaux de
la planification publique de nos pays, y compris la gestion de la
coopération régionale et internationale.
24.
Nous rappelons et ratifions l'actualisation et la reconduction du
Plan d'Action de Saint-Marc, et ses 27 points définis à l'occasion
de la Conférence de haut niveau sur la Réduction des Catastrophes
de l'Association des États de la Caraïbe, qui s'est tenue en
novembre 2007 à Saint-Marc, République d'Haïti, en tant que guide
du Programme de travail de l'AEC dans le domaine de la réduction des
risques de catastrophes.
25. Nous
reconnaissons que les phénomènes naturels tels que les ouragans,
les tempêtes tropicales, les inondations et les sécheresses, entre
autres, dont l'ampleur et la fréquence ont tendance à augmenter en
raison des effets du changement climatique, provoquent des
catastrophes dans la Région de la Grande Caraïbe, en raison du haut
niveau d'exposition et de vulnérabilité de ses communautés, et ont
de graves répercussions sur les économies de nos pays. Par
conséquent, nous nous engageons à continuer à encourager les
actions en faveur de la réduction des risques de catastrophes et de
l'adaptation au changement climatique. Nous sommes d'accord sur le
fait que les gouvernements doivent jouer un rôle décisif en
promouvant et en facilitant la production et l'utilisation de
produits, d'outils et de processus éco-efficaces et respectueux de
l'environnement lors des interventions, des opérations de
réhabilitation et de la gestion des risques de catastrophes.
26. Nous
reconnaissons et soutenons la collaboration étroite entre l'AEC et
les organisations régionales spécialisées, comme l'Agence
Caribéenne de Gestion des Urgences en cas de Catastrophe (CDEMA), le
Centre de Coordination pour la Prévention des Catastrophes
Naturelles en Amérique Centrale (CEPREDENAC), le Programme des
Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Bureau des Nations
Unies pour la Réduction des Risques de Catastrophes (UNISDR), la
Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du
Croissant-Rouge (FICR), ainsi que l'Organisation Panaméricaine de la
Santé (OPS), entre autres.
27.
Nous reconnaissons l'importance d'établir des mécanismes pour
faciliter et simplifier l'envoi, la réception, et la distribution de
l'aide humanitaire dans chaque pays en cas de catastrophes, dans le
cadre de l'ordonnance juridique établie par chaque pays. Par
conséquent, nous nous engageons à réaliser des activités qui
permettent de renforcer la coordination de la gestion des actions en
cas de catastrophes et au profit de ceux qui en sont victimes. Dans
le cadre de nos capacités et de nos ressources, nous continuerons à
nous efforcer de faire face de manière efficace et opportune aux
risques auxquels nous sommes exposés.
28.
Nous recommandons le renforcement des différents moyens de
transport terrestres, aériens et maritimes, ainsi que la
connectivité aérienne et maritime, qui contribueront à
l'unification des nations de la Grande Caraïbe. À cet égard, nous
soulignons l'entrée en vigueur le 19 septembre 2008 de l'Accord de
Transport Aérien entre les États membres et Membres Associés de
l'AEC. Par ailleurs, nous reconnaissons et soulignons l'importance de
l'adoption du projet de «Cartes des Routes maritimes de la Grande
Caraïbe.Parallèlement, nous reconnaissons l'importance considérable
de la «Stratégie maritime portuaire de la Caraïbe», proposée
pour disposer d'un secteur maritime compétitif et capable de
satisfaire aux exigences du commerce extérieur de la Grande Caraïbe.
29.
Nous encourageons et soutenons l'incorporation du genre comme thème
transversal, dans les politiques ainsi que les plans et actions
concernant les programmes prioritaires de l'AEC.
30. De
même, nous continuons à stimuler les politiques d'intégration
sociale, en particulier en faveur de l'enfance, de la jeunesse, des
personnes à capacités différentes et les personnes âgées.
31.
Nous exhortons les Etats Membres qui ne l'ont pas encore fait à
ratifier la Convention créant la Zone de Tourisme Durable de la
Caraïbe (ZTDC) et son Protocole afin que les deux instruments
puissent entrer en vigueur. Par ailleurs, nous nous engageons à
accélérer la mise en oeuvre de leurs engagements dans le cadre de
la ZTDC. Nous estimons que cette initiative promouvra les progrès
réalisés par la Grande Caraïbe vers l'inclusion des principes de
développement durable dans la planification touristique intégrée à
l'échelle mondiale.
32. Étant
donné le mandat de l'AEC en ce qui concerne la question du commerce
et l'intention des Chefs d'Etat de la Caraïbe de créer un espace
économique consolidé dans la région de la Caraïbe; et compte tenu
de l'état actuel du système commercial mondial, nous soutenons les
efforts de notre organisation, afin d'accroître les échanges
commerciaux et les investissements dans la région de la Grande
Caraïbe. A cette fin nous encourageons à maintenir la relation de
collaboration et de consultation entre l'AEC et les observateurs
fondateurs liés au développement économique, tels que la
Commission Economique pour l'Amérique Latine et la Caraïbe
(CEPALC), le Système Economique Latino Américain et Caribéen
(SELA), entre autres. Dans ce sens, ils reconnaissent le besoin de
faciliter un mouvement accru de personnes entre et au sein des Etats
membres de l'AEC.
33. Nous
soulignons l'importance toute particulière de stimuler le commerce
des services entre les pays membres, comme une contribution
importante à la création de l'espace économique consolidé, ce
pourquoi il faudra identifier les possibilités d'offres et de
demandes dans la région et promouvoir des actions qui permettent
d'accroitre les opportunités et la diversification des échanges
commerciaux au sein de l'Association.
34.
Nous reconnaissons l'initiative du Gouvernement de la République de
Trinité-et-Tobago afin de promouvoir le progrès économique de la
région, par la création d'un Processus de Convergence structuré
dont les objectifs soient une plus grande facilitation de la
circulation des capitaux et services, promouvoir l'établissement de
dispositions visant a protéger les investissements dans la région,
l'intégration des marchés de capitaux, le développement des
infrastructures pour améliorer la logistique et explorer avec les
institutions financières internationales la réorientation de leurs
politiques pour appuyer les pays moins développés face aux
mouvements brusques de l'économie internationale et maintenir la
stabilité macroéconomique.
35.
Nous reconnaissons l'importance des PME, comme l'un des facteurs qui
peuvent contribuer au processus de reprise économique dans la région
par leur capacité à promouvoir l'emploi et les opportunités de
marché. Par conséquent, les mécanismes de dialogue devraient être
encouragés entre nos organismes spécialisés dans ce domaine, afin
de bénéficier du partage de ces expériences et des bonnes
pratiques qui ont fait leurs preuves dans la région, pour être
partagées si nécessaire.
36. Nous
accueillons avec satisfaction la volonté des régions françaises
de la Caraïbe de devenir Membres Associés de l'AEC en leur nom
propre, et nous nous félicitons de leur participation active aux
différents comités de l'Association.
37.
Nous nous réjouissons de l'élection en février 2012, du
Secrétaire Général de l'Association des États de la Caraïbe, Dr
Alfonso David Múnera Cavadía, en février 2012, et nous sommes
confiants dans sa gestion qui, au vu des efforts réalisés
jusqu'ici, profitera à notre Association.
38. Nous
exprimons au Gouvernement et au peuple de la République Bolivarienne
du Venezuela, notre peine profonde et sincère quant au décès
prématuré du président, M. Hugo Rafael Chávez Frías, le 5 Mars
2013. Le Président Hugo Chavez a toujours fait preuve d'un profond
respect et amour pour les pays de la Grande Caraïbe. Nous le
remercions et reconnaissons son engagement avec la région et son
effort pour construire des voies solidaires de coopération,
contribuant ainsi a améliorer la qualité de vie de nos peuples,
renforçant l'intégration et resserrant les liens d'amitié entre
nos gouvernements.
39.
Nous exprimons à l'occasion de ce Ve Sommet notre admiration pour
la nation haïtienne. Le monde a une dette de gratitude envers le
peuple haïtien qui fut le premier à abolir totalement l'esclavage,
offrant ainsi la possibilité de devenir citoyens à tous les êtres
humains.
-
Nous
manifestons notre gratitude la plus profonde au Président de la
République d'Haïti, Son Excellence Monsieur Michel Joseph
Martelly, au Gouvernement et au peuple haïtiens de leur accueil
chaleureux et de leur hospitalité généreuse mis en évidence
durant la tenue de ce Cinquième Sommet des Chefs d'État et/ou de
Gouvernement de l'Association des États de la Caraïbe.
-
En
vue de la matérialisation des principes et des objectifs exprimés
dans la présente Déclaration, nous convenons d'adopter le Plan
d'Action ci-joint et enjoignons le Conseil des Ministres,
conformément à l'Article 8 de la Convention constitutive de
l'Association des Etats de la Caraïbe, d'assurer le suivi et
d'évaluer la mise en oeuvre dudit Plan d'Actions, lors de sa
prochaine Réunion ordinaire dans les plus brefs délais.